Lamentatio

lamentatio evoL’arrivée de Christophe Colomb sur les côtes d’Amérique marque le début de la colonisation espagnole au Mexique et au Pérou. Dès lors la puissante machine culturelle européenne se met en marche, notamment à travers la musique. Les villes de Gand et de Rome sont particulièrement en vue ; la première parce que s’y est forgé le contrepoint franco-flamand qui, transporté aux Indes par le missionnaire Pedro del Gante, va jouer un rôle fondateur dans l’initiation des musiciens indigènes. La seconde parce qu’elle est le siège de la Chrétienté universelle et de l’Ordre des Jésuites qui portera son esprit missionnaire jusqu’au fond de l’Amazonie.

D’Orlandus Lassus, compositeur majeur de l’école franco-flamande en passant par Hernando Franco, qui rejoint la Nouvelle Espagne et devient maitre de chapelle de la cathédrale de Mexico, jusqu’à Juan de Lienas son successeur, compositeur indigène de génie, ce programme retrace un trait d’union entre l’Occident et le nouveau monde, où la création musicale d’inspiration franciscaine fait ses premiers pas.

Programme :

Orlandus Lassus : Tamquam ad latronem, Tenebrae factae sunt, Animam meam dilectam, Tradiderunt me, Jesum tradidt impius, Caligaverunt oculi mei,  Hernando Franco : Christus factus est, Vexila Regis,  Juan de Lienas : Lamentatio Primera Feria, Coenantibus autem illis, Lamentatio in Coena Domini, Salve Regina, Tristis est anima mea

Distribution :

8 chanteurs et 5 instrumentistes

 Barbara Kusa, Hélène Richer Sopranos,  Mariana Rewerski – Mezzo soprano,  Edouard Hazebrouck, Raphaël Boulay – Ténor,  Emmanuel Bardon, Romain Boekler– Baryton,  Liselotte Emeri – Cornet à bouquin,  Yvelise Girard, Aurélie Serre, Franck Poitrineau – Saqueboutes,  Véronique Barbot, – Orgue positifvign-lamentatio

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